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Syndicat Potentiel Strasbourg

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1997 - - Myriam Van Cassel



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28/01 au 16/02/97 : Myriam Van Cassel, (Bordeaux), sculptures

Sculptures de Myriam Van Cassel Myriam Van Cassel vit et travaille à Bordeaux mais se déplace volontiers. Elle présente à Strasbourg des sculptures insolites faites de pâte à modeler, matériau qu'elle travaille depuis 10 ans. Née près de Dunkerque en 1966, elle y a suivi les cours d'une école d'art, puis à Paris, à l'Institut Pontus-Hulten, où Sarkis et Buren enseignent, elle a participé à deux sessions. En 1994, elle occupait à Marseille un atelier-résidence. De sa pâte à modeler, elle a su assurer le durcissement, en changer les couleurs, mais ce choix est un défi au caractère éphémère du modelage normalement détruit et recommencé. Sa création ne se veut pas plus durable que le corps qui l'inspire. Elle peut être réparée mais sa durée sera courte. Ce sont donc des morceaux de corps présentés sur ces colonnes et l'évocation des anciens cabinets d'anatomie est de mise. Sous protection transparente, des yeux, des coeurs, des reins, des sexes féminins et masculins se transforment en fruits déjà cueillis, en greffons monstrueux, en troncs humanoïdes aux fissures interdites. Le piédestal est une référence à l'art traditionnel mais la signification de cette collection est plus complexe : réflexion sur les dons d'organes, les transplantations, les manipulations génétiques, la culture in-vitro mais aussi interrogation métaphysique : notre corps nous appartient-il ? Est-il encore le nôtre quand le coeur d'un autre y bat ? Trois autres pièces sur le même thème posent aussi des problèmes plastiques : vide et plein, enveloppe plus importante que l'objet protégé, fragilité du papier qui ne voyage pas et que la plasticienne a mis huit jours à mettre en forme. Ce travail original et sérieux est inquiétant, iconoclaste aussi. « Le corps, dernière croyance métaphysique à une totalité », écrit-elle, ce corps prison ou cocon, ne serait-il pas pour Myriam Van Cassel le tabou à abattre sous prétexte de construction ?

J. C.
DNA

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