Skip to main content Help Control Panel

Syndicat Potentiel Strasbourg

Lieu de création, de rencontres et d'expériences artistiques

Home «   Archives 1992-2016 «   Archives 2006 «  

2006 - Ya Kinshasa! - Iviart Izamba



IMG_2114.jpg
Objet - Design - Photo - Installation

Exposition du 27 octobre au 11 novembre 2006
Vernissage jeudi 26 octobre à parir de 18h

Ouvert du mardi au samedi, de 15h à 19H - Entrée libre


Le travail d'Iviart Izamba, artiste designer de kinshasa, affirme pleinement l'acte de récupérer comme processus créatif, tout en se situant plus du côté de la re-construction que de la dé-construction, ce qui est logique de la part d'un artiste issu d'une afrique 'en création' permanente. Après 3 mois de résidence à Strasbourg, Iviart Izamba nous présente YA Kinshasa! (Traduit du Lingala : C'est Kinshasa! ), sous la forme d'un agencement de travaux, à la frontière de l'art, du design, de la chronique sociale et du 'bricolage sauvage'

En partenariat avec Théâtre Tohu-Bohu et Emmaüs Strasbourg

Avec le soutien du Ministère des Affaires Etrangères / CulturesFrance / Afrique en création, du Ministère de la Culture / DRAC Alsace, de la Ville de Strasbourg

IMG_2116.jpg

IMG_2110.jpg

IMG_2108.jpg

IMG_2107.jpg

IMG_2105.jpg

IMG_2104.jpg

IMG_2102.jpg

IMG_2100.jpg

IMG_2121.jpg

IMG_2119.jpg

IMG_2100.jpg













YA KINSHASA OU DEPEINDRE LA REALITE

par Jacky Ringele

Une partie de 'l'univers' que nous pointe du doigt Iviart Izamba est au cœur de l'actualité, puisqu'elle porte sur la nouvelle chimère électorale sensible : l'immigration, qu'elle soit clandestine ou non.

Cette présentation globale clos trois mois de (courte) résidence au théâtre TOHU-BOHU situé dans les marges d'Emmaüs-Montagne Verte ; l'artiste y demeurant et échangeant sa force de travail contre la 'matière première' (le rebu) qui compose l'ensemble des éléments du dispositif mis en place dans cet espace : le projet 'saka-saka'. Seules font exception les photos documentaires prises dans la jungle urbaine de Kinshasa.

Le pneu automobile de noir caoutchouc qui est érigé ici en cadre emblématique, scansion spatiale d'une modernité obsolète. Il est marqué de l'état d'avancement de nos civilisations 'salvatrices' et globalisantes.

En y faisant écho, les sièges/sculptures, élaborés à l'aide d'éléments représentatifs tel le 'caddie/relax' pour la forme, le 'club Congo' et le '4+1' pour les matériaux, nous renvoyant outre cette 'société du bonheur' précitée avant à des préoccupations plus 'locales', celle de la 'renaissance' en ce début de IIIème millénaire, d'un nouvel état démocratique, grand comme cinq fois la France et situé au cœur de l'Afrique ; au cœur des ténèbres aurait dit Joseph Conrad. L'actuel gouvernement est composé d'un président et de 4 vice-présidents alors que nous arrivons à l'échéance du second tour électoral qui n'en gardera qu'un !

Il s'agit donc dans cette tentative d'Iviart Izamba non pas seulement d'y exprimer son propre point de vue sur cet état de globalisation subit 'malgré-nous' par nous tous, mais aussi de vouloir rendre lucide le visiteur/spectateur à cette altérité plurielle par l'inscription de phrases glanées ces trois derniers mois.

C'est à ce dessein donc que le 'papier journal revêtement de sol' se dégradera au fur et à mesure des passages des 'regardeurs' évoquant le passage du temps et l'évanescence de l'actualité.

Quant aux 'bibendums' chrysalides naïves constituées de bouteilles PVC, reliées ombilicalement à la carte de l'Afrique capsulée, nous rappellent simplement que notre corps est composé à plus de 80 % d'eau ; que l'eau est essentielle à la vie, et que beaucoup de ceux qui n'avaient entrevu 'la Terre Promise' qu'à travers la petite lucarne se sont arrêtés dans le désert, avant d'avoir pu prendre le bateau…

Cette exposition/installation prend donc pleinement sens par l'accumulation quasi-organique de ces ensembles de données, entremêlant symptômes socio-économiques, environnementaux et humains, afin de nous sensibiliser à ces états du réel, vus d'ici, du bon côté de la barrière.

Jacky Ringele 26/10/2006



iviart3.jpg

iviart2.jpg

iviart4.jpg

PRESENTATION ET PARCOURS DE L’ARTISTE

Mr IZAMBA – ZI – KIANDA – Iviart né en 1974 à Kinshasa (République Démocratique du Congo). Nationalité congolaise, vit et travaille à Kinshasa

Formation
  • Diplômé d’Etat à l’Institut d’humanités Artistiques Beaux Arts 1993 – 1994
  • Diplômé de graduat en ensemblier décoration à l’Académie des Beaux Arts de Kinshasa 1999 – 2000
  • Etudiant en échange à l’Ecole Supérieur des Arts décoratifs de Strasbourg/France 2004 – 2005


Spécialité
  • Architecte d’Intérieur
  • Plasticien designer
  • Membre fondateur du collectif d’Artistes contemporains « EZA POSSIBLE »
  • Initiateur du groupe d »Artistes Designers et Architectes d’Intérieur de Kinshasa «MOTO MOKO»
  • Responsable de l’Atelier d’Art et Design «PESA TEMPS»


Foires et Expositions
  • Septembre 2002: exposant au Salon de Mobilier (SAMO)
  • Mai 2003: exposant à la foire Internationale de Bordeaux
  • Août 2003: initiateur du projet «KINSHASA WENZE–WENZE» à l’Académie des Beaux Arts financé par le centre Culturel Français de Kinshasa
  • Novembre 2003: exposant à l’expo « JEUNE CREATION » organisé par l’ex Directeur du centre Culturel Français de Kinshasa Monsieur Jean – Michel CHAMPOO


TEXTE D'INTENTION DU PROJET

La caractéristique principale de production de l’art contemporain africain est la récupération et par conséquent, le recyclage des matériaux. Cet « acte naturel », correspond aux réalités du quotidien tenant, pour la majorité, plus d’un besoin de survie que de vie.

L’artiste contemporain africain, par ses capacités imaginatives transforme cet acte de création. A travers ce projet nous voulons montrer la force d’expression de l’Art de récupération. Nous voulons Egalement montrer à la société occidentale la part de contribution de l’artiste contemporain aux problèmes de notre monde actuel dans sa globalité.

Aujourd’hui nous rencontrons de nombreux problèmes qui s’entend à tous les domaines c’est-à-dire sur les conséquences sociales et écologiques de cette société de consommation. Nous voulons faire voir au public du monde qu’il n’est pas encore trop tard que nous puissions avoir une solution sur tous ces problèmes qui menacent notre univers ; ainsi à l’occasion de ce projet de résidence nous démontrons qu’avec des objets épars jetés on peu arriver à construire, à ménager, à sculpter et à donner forme à plusieurs choses, certes que l’on connaît, néanmoins lesquelles auraient la faculté d’éveiller la curiosité au regard du public et surtout dans les milieux de producteurs de produits ayant une courte durée de vie.

La démarche de notre projet étrange c’est-à-dire de prendre un pneu, du plastique, bouchons, pièces d’automobiles, toutes sortes de déchets solides, combinés, assemblés les avec de fil, tôle, profile métallique, barre de fer, tissus ou autres et agencée les de telle sorte que nous puissions obtenir un cadre portrait, un tableau, un élément de décor, un fragment plastiques issu des rebus de nos sociétés. Il s’agit dont de faire un travail plastique qui prend en compte ce contexte environnemental. Les travaux plastiques qui en résulterons couvrirons autant le champs de l’art que celui du domaine fonctionnel (développement de mobiliers, etc.).

Tout naturellement, la réalisation de ces objets et mobiliers exigent la visite des casses, des dépotoirs, des poubelles et autres déchetteries qui constituent le réservoir d’objets hétéroclites usés qui sont porteurs d’éléments susceptibles d’être unifiés pour atteindre un résultat plastique.

La combinaison d’objets épars pour former les articulations de nos nouveaux objets artistiques ou éléments mobiliers, nous conduit à une nouvelle ligne esthétique : il s’agit d’un sentiment de plaisir tout particulier éprouvé avec étonnement devant cette résultante plastique dont les éléments de récupération forment le corpus.

La mise en œuvre de ces créations aura un effet financier ou matériel libérateur moins de dépenses car la majeure parties des éléments seront malheureusement facilement trouvable dans la nature.

Ce projet cadre avec nos préoccupations de designers confrontés aux problèmes de gestion de déchets.

Il interroge aussi notre approche plastique dans le domaine de l’art contemporain dans toute sa latitude.

D’autre part, l’objectif prioritaire dans ce projet est de minimiser les impacts environnementaux des produits en vue d’améliorer la qualité de vie dans un processus de développement durable. C’est pourquoi nous sommes invités à repenser la démarche de conception d’un produit selon les actes suivants :
  • Dématérialisation,
  • Sélectionner les matériaux de moindre impact,
  • Réduire la quantité de matériaux.


L’art de récupération, issu d’une esthétique populaire, est traité ici de façon personnelle. Il est de fruit d’une réflexion sur tout ce que nous pensons et observons autour de nous.

L’artiste designer est un transformateur qui, par sa capacité imaginative, sait nous émouvoir, en nous revêtant cette « beauté sauvage ».

Notre projet sera soutenu par « LE SYNDICAT POTENTIEL » en relisant un travail collectif autour des problématiques citées précédemment.

Le « SYNDICAT POTENTIEL » n’est pas une galerie, au sens traditionnel du terme mais un lieu ouvert à toute contextualisation artistique. (CF site web)

Nous serons également soutenu par le théâtre tohu bohu chez EMAUS STRASBOURG, comme lieu de travail.

Comments

Kura m'a demandée si ton expo était bien. je lui ai répondu ça: ' c'était pas trop 'beau', genre le trash chic super à la mode en europe et que je trouve très déplacé qd il s'agit de parler de réalités aussi compliquées et dures. c'était au contraire du pur art kinois, fait à l'arrache, super spontané et instinctif, qui dit les choses sans détours, de façon crue, violente et drôle

il avait refait son siège 'club congo' avec les journaux collés dessus, le siège du mzee, de se siège partait un chemin avec tous les quartiers de kin, ce chemin passe autour d'un siège à 5 places (4+1=trouble)puis il arrive à l'ambassade à 4H du mat, et de l'autre côté de l'ambassade on a des scpultures de mikilistes en bouteilles d'eau plastiques et des témoignages de ces mikilistes qui ont choqués iviart (je ne retournerais pas à kin, c'est la gallère...) et pour finir, tu as un tas de merde où est écrit 'les blancs pillent l'afrique'.cette dernière partie m'a vachement plue. dire les choses comme ça, ça suffit. et tout autour au mur du design de pneu avec photos. '

il y a sûrement mieux à dire, c'était mon avis. échangea te, yango mikiliste = congolais qui vit en occident

posted by mama benz on Nov. 3 2006 on Nov. 3 2006 reply ·  quote · edit · delete

 




Share
Information channels
Recent files
Recent comments
AddThis Social Bookmark Button
AddThis Feed Button
\t\n