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Syndicat Potentiel Strasbourg

Lieu de création, de rencontres et d'expériences artistiques

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30 jan au 08 fev 2020 - Désillusion(s) - Coll.

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Les étudiantes en M1 Arts Plastiques de l'Université de Strasbourg vous invitent à la suite de leur exposition "Désillusion(s)" qui a eu lieu à Cryogénie - Espace de recherche-création en décembre 2019.

L'exposition collective, qui est prolongée au Syndicat Potentiel, présente les travaux artistiques parlant des sujets divers. Les oeuvres traitent de la migration, de la vidéosurveillance, de la maladie, de l’écologie et des formes de société dystopiques, tout en interagissant avec l’espace et en jouant sur les perceptions, les désillusions.
Elle résulte d'un atelier d'expérimentation en M1 Arts Plastiques dirigé en 2019 par Thomas Lasbouygues, artiste et membre du Conseil artistique du Syndicat Potentiel


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Désillusion(s)

Avec
Yasmine ABDALLAH
Marie KINNEN
Gwendoline MACHADO PALMA
Marion PAGÈS
Caroline SCHMIT


Vernissage le jeudi 30 janvier 2020 à 18h
Exposition du 31.01 au 08.02

ouverte du mercredi au samedi, de 15h à 19h
Entrée libre




Yasmine Abdallah “Protocole-Autocontrôle“

“Protocole-Autocontrôle“ est une intervention plastique qui s’implique sur l’œuvre dans l’idée de donner à vivre l’expérience de l’auto-surveillance à l’autre.
Dans une transformation de la même colonne qui représente la mis en abyme du système de surveillance carcérale, un dispositif d’autocontrôle en lieu et en temps réel est mis en place, dans un coin de la salle d’exposition. Cette colonne est mise à disposition aux visiteurs qui ont invité à vivre l’expérience, afin de se trouver piégés en captent leurs images et ont la diffusion en flux directe par le bai des écrans de contrôle. L’interaction du public avec le dispositif fait l’objet de l’œuvre. Ce travail se classe entre l’installation et la performance dans une œuvre interactive.
Le système de surveillance permet de se passer complètement de surveillant. Le sentiment d’être observé suffit à produire, chez les individus concernés, une forme d’obéissante auto imposée. De cette manière, la société moderne est une entreprise de manipulation / culpabilisation agissant sur les consciences individuelles à travers un regard virtuel mais tout-puissant.

Caroline Schmit “Le miroir des arbres“

Quelle présence la nature a-t-elle au sein de notre société, et plus précisément dans l’espace urbain ? Comment la percevons-nous dans notre quotidien, en marchant, en nous déplaçant au sein de la ville? Cette vidéo-installation surréaliste est un questionnement sur notre manière d’entrer en contact avec la nature. A travers la fragmentation de l’espace dans cette exposition, elle visualise la relation brisée qu’on a par rapport à elle.
La vidéo crée un dialogue entre l’espace urbain et l’espace naturel, entre reflet et réalité, entre présence et absence. Les arbres sont présents, mais on ne les voit pas, on les perçoit uniquement à travers plusieurs reflets, filtres, représentations. L’arbre n’est pas présent physiquement dans l’espace d’exposition, il n’y a que sa représentation dans la vidéo. De plus, ce n’est pas l’arbre qui était directement filmé, mais le reflet de l’arbre ; il y a donc une double distance. Pour renforcer encore plus cette impression, des plaques en plexiglas sont posées sur le sol ; de cette façon, le spectateur ne regarde pas la vidéo directement, mais à travers les plaques qui montrent son reflet. Ceci crée une certaine distance entre le spectateur et l’objet représenté, qui est l’arbre.
Il y a une illusion de profondeur dans l’installation qui fait penser à une sorte de fenêtre renvoyant vers l’ailleurs. L’œuvre joue sur la présence et l’absence des arbres, la présence et l’absence de l’eau, autant que sur leur trace, leur mémoire.

Marie Kinnen “Sans Titre“

Le sujet se place dans un contexte à la fois personnel et psychopathologique. La grand-mère de l‘artiste, qui souffre de la maladie d’Alzheimer, est le point de départ de la thématique. Ce qui intéresse Marie est le développement temporel de l’état mental du malade et comment ceci la concerne personnellement et émotionnellement.
La production plastique Sans titre, réalisée en novembre 2019, se compose d’une vidéo projetée sur une image projetée, d’une installation des matériaux utilisés lors du processus de création, exposés sur une table à côté et deux sculptures en argile. Il s’agit d’un modelage en terre d’une tête humaine déformée et d’un modelage d’un cerveau humain, les deux en taille réelle. L’image fixe qui montre la sculpture du cerveau, est projetée par la caméra en temps réel au mur. La vidéo-projection se compose du texte qui présente des questionnements et des réponses de la grand-mère de l‘artiste. Elle a passée de la couleur au noir et blanc et elle a rajouté un effet de flou pour renvoyer davantage à la pathologie.
La vidéo est projetée sur l‘image et montre le processus de création ; d’un côté, l‘artiste suis en train de détruire, de malmener et de maltraiter le volume par l’enlèvement de l’argile, de l’autre, elle répare les trous créés par le rajout de la matière. La déformation et la destruction par l’enlèvement de la matière s’opposent à la réparation par le rajout de celle-ci.
L’effet de détruire le volume est lié à l‘angoisse devant une éventuelle affectation et l’effet de le réparer est lié à l‘espoir que la maladie devient guérissable un jour avec l’apparition de médicaments adéquats. Marie métamorphose la maladie, en jouant sur l’aspect de la transformation et de la modification de la matière par le geste.

Dériveur - Machado Palma Gwendoline

Une vidéo-installation qui démontre une traversée; celle des migrants. Elle démontre le périple que les migrants subissent en traversant la Méditerranée afin d’atteindre le continent européen. La vidéo met en avant la liberté et la contrainte simultanément; liberté dans le sens où les gens vont pouvoir fuir une situation difficile pour envisager une vie meilleure mais également contrainte car ils sont en quelque sorte « obliger » de quitter leur pays à cause d’une conflit. Cette traversée symbolise un espoir, une nouvelle opportunité à la vie qui se transforme en un désespoir. Le bateau n’arrive pas à bon port mais succombe à ses blessures. La vidéo est accompagnée par un poème récité à voix orale. Il s’agit d’un poème de Fernando Pessoa « Viagem nunc feita » (trd. fr. « Voyage jamais fais »). L’intitulé de ce poème renvoie au naufrage des bateaux des migrants qui dans la plupart du temps n’accomplissent jamais la traversée jusqu’au bout.




– Sur Facebook –

https://www.facebook.com/events/638755676933862

– Coordonnées et contact –

Syndicat potentiel, lieu de création, de rencontres et d’expériences artistiques
109 Avenue de Colmar, Strasbourg
Tramway A+E : Schlutfeld ou Krimmeri - Train : Gare de Krimmeri
www.syndicatpotentiel.org - syndicatpotentiel@gmail.com - T. 03 67 97 02 76

– Partenaires : – )

Le Syndicat Potentiel reçoit le soutien de la Ville de Strasbourg, du Ministère de la Culture (Drac Grand Est), de la Région Grand Est et du Conseil Départemental du Bas-Rhin.

Il est membre de Versant Est (Réseau Art contemporain en Alsace), de la FRAAP (Fédération des Réseaux et Associations d’Artistes Plasticiens) et de la CNLII (Coordination Nationale des Lieux Intermédiaires et Indépendants)

– Pour nous soutenir : – )

https://www.helloasso.com/associations/syndicat-potentiel-association-le-faubourg/collectes/donner-en-ligne

– Pour adhérer : – )

https://www.helloasso.com/associations/syndicat-potentiel-association-le-faubourg/adhesions/adhesion-au-syndicat-potentiel

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