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Syndicat Potentiel Strasbourg

Lieu de création, de rencontres et d'expériences artistiques

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Deuxieme rendez-vous dans la grotte du conseil général



Fallait rencontrer le responsable de la commission culture au Département, un élu. C'est ce que nous avions compris de notre première rencontre avec l'instructrice des dossiers. Alors René a organisé ça et nous y sommes retourné pour défendre notre projet PRECARITAS et pour lequel nous savions que nous ne rentrerions pas dans les critères. Mr V. nous a reçu dans son bureau sans fenêtre et dans lequel il y avait une reproduction des peintures de Lascaux sur un morceau de pierre qui était comme arraché de la grotte même. Il fallait surtout faire comprendre que PRECARITAS, même si cela s'adresse à des érémistes était avant tout une oeuvre, ou une action artistique. Chose pas évidente puisque déjà notre interlocuteur considérait que l'art contemporain n'était pas de l'art ; qu'il y avait ceux qui continuent à faire de l'art et les artiste contemporains qui avaient pris une voie bien spécifique et à part. Le monsieur qui nous recevait était assez sympathique et assez rapidement nous étions en confiance pour des confidences quand aux institutions artistiques en Alsace. Il rêvait d'une grande manifestation artistique dans les villages d'Alsace mais regrettait le manque de pédagogie de la part des artistes contemporains. Aussi il ne comprenait pas la non-transparence des institutions quand au prix des oeuvres qui selon lui ne se justifiait pas toujours. Il nous raconta une anecdote qu'il a vécu en visitant un centre d'art de Nice, où une oeuvre constituée de chaussures retournées et dont les semelles étaient peintes en doré, valait 50000 francs. IL demanda à un responsable du musée s'il pouvait laisser ses propres chaussures pour 20 000 et repartir pieds nus à ce prix là. Je lui est donné l'exemple de l'urinoir de Duchamp en lui disant que des urinoirs on en trouvait aussi dans les supermarchés mais que pour autant Duchamp avait une place fondamentale dans l'histoire de l'art et que sans doute à l'époque et même aujourd'hui son urinoir reste incompréhensible si il n'est pas situé dans une analyse évolutive de l'histoire de l'art. Aussi j'en profitais pour lui dire que si notre projet PRECARITAS ne lui semblait pas être de l'art aujourd'hui peut être que ça le deviendrais dans quelques années. Il fit un sourire et me dit que j'étais un peu provocateur mais que ça ne le dérangeait pas car les artistes devaient provoquer les gens pour leur ouvrir les yeux. Mr V voulait trouver une solution pour nous aider mais il était dans l'embarras car il ne voulait pas faire d'exception quand au financement des petites structures d'art étant donné qu'il finançait déjà en grande partie une institutions qui selon lui avait plus de notoriété et d'appuis que nous. Au bout de presque 2 heures de discussion assez bon enfant il nous confirma qu'il allait voir ce qu'il pouvait faire en échange d'une exposition que nous pourrions monter à Soultz Sous Foret où il a des responsabilités d'élu. Pour sortir de l'hôtel du Département il nous accompagna car la porte public était déjà fermée et nous fit passer par une porte de service donnant sur une passerelle.

Comments

M P_ on Oct. 26 2006 edit · delete
Alors la thune, elle est in the pocket ou in the baba ?
Jeff on Oct. 27 2006 edit · delete
M P_ : on travaille sur le site du projet qui se fera, la liste des soutiens n'est pas close, si tu veux nous soutenir tu peux nous envoyer un cheque à notre adresse!
Frantz on Oct. 27 2006 edit · delete
Surtout qu'il faut savoir attendre la suite de l'histoire comme dans les livres et sans se faire de film.



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