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Syndicat Potentiel Strasbourg

Lieu de création, de rencontres et d'expériences artistiques

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2 au 12 déc 2010 - ÉTABLISSEMENT NÉO-LIBÉRÉ / Kinshasa 2010 - EZAOKUP



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A Kinshasa, les petits commerces portent le nom d’Établissement. Ce pousse-pousse métamorphosé est notre «marché», tel que nous le qualifions par rapport aux analogies et aux contraires que nous cherchons entre l’art et le néolibéralisme. Il permet de déplacer notre établissement artistique à but non lucratif dans les rues du quartier. On sort de son antre la matière à faire parler, échanger, autrement dit notre fond de commerce artistique.

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Intervention “Si football = néolibéralisme, alors...” pendant la coupe du monde de football


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EZAOKUP est un cycle de création regroupant deux collectifs d'artistes, OKUP (France / Belgique / Serbie) et EZA POSSIBLES (Congo RD) pour trois temps de création collective : Kinshasa 2010, Bruxelles 2011, Belgrade 2012.

EZAOKUP interroge la place des économies locales des contextes particuliers dans lesquels il s'inscrit, par rapport à une logique économique globale, qualifiée de néolibérale.

EZAOKUP c’est Ivana Cerovic, Carole Deltenre, Mega Mingiedi, Freddy Mutombo, Cedric Nzolo, Pauline Squelbut, Marie Storup et Pathy Tshindele


Exposition du 2 au 12 décembre 2010, tous les jours de 15h à 19h - Entrée libre
Vernissage le jeudi 2 décembre 2010 à partir de 18h

+d’infos sur ezaokup.net

Au Syndicat Potentiel, 13 rue des couples, Strasbourg
Tél. 03 88 37 08 72

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EZAOKUP interroge la place de l’art de façon in situ. EZAOKUP interroge la place des économies locales dans une logique économique globale, qualifiée de néolibérale.

EZAOKUP modifie à chaque fois ses modes de production et de diffusion, à partir des contextes historiques, économiques, politiques, religieux, architecturaux ou sociologiques dans lesquels il s’inscrit.

EZAOKUP de par son champ d’action international pose la question de la mobilité de l’artiste et de ses pratiques.

Comme le dit Bernard Stiegler lors du colloque “Mises en scène du monde” à Rennes, en 2006, le fait de créer de l’ “être ensemble” relève d’une volonté politique au sens premier. Par le constat que notre époque contemporaine et le discours dominant font la part-belle à la liberté individuelle et à la propriété privée, il nous paraît vital de renforcer notre méthode de travail en collectif. Nous cherchons à mettre en place un laboratoire dans lequel chacun puisse proposer des méthodes de travail collectif et des terrains d’interventions.

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Les réflexions et observations qui nous unissent actuellement concernent un questionnement sur le lexique néolibéral tel qu’il est défini par Alain Bihr dans “la novlangue néolibérale, la rhétorique du fétichisme capitaliste”. Nous souhaitons interroger à travers une expérience de vie localisée la mise en oeuvre des notions suivantes : capital humain, dettes publiques, égalité, individualité, insécurité, libéralisation, liberté, marché, mondialisation, propriété, société civile... Les mots qui composent ce lexique prennent un sens contraire au signifiant de leur étymologie et perturbent alors la compréhension des actes impliqués par ces notions. La confusion mise en oeuvre par ce langage sert à faciliter l’application de l’idéologie néolibérale. Par exemple, le terme liberté (qu’on retrouve dans néolibéral) ne fait que signifier et exiger la soumission volontaire à l’ordre économique et politique imposé par le capital. Nous fonctionnons sur un principe de réciprocité pour réaliser nos interventions.


Juillet 2010 dans le quartier de Lingwala, à Kinshasa (RDC)

La résidence Ezaokup EPISODE 1 a réuni huit artistes pour créer, travailler et vivre ensemble pendant un mois, dans le quartier de Lingwala à Kinshasa.
La création débute par la recherche de méthodes collectives, la prise de contact avec le travail pesonnel de chacun, et surtout l’appréhension d’un contexte dans lequel nos identités nous échappent pour souvent révéler des enjeux lourds d’un passé chargé.

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Un certain nombre de projets se sont formulés grâce à la rencontre de notre voisinage. Sur place, la création et la prise de contact avec le terrain local s’est effectuée à l’aide de quatre assistants permanents. Ceux-ci vivent avec le groupe d’artistes dans le même lieu et assistent à toute l’élaboration de la création collective.

Le noyau dur des artistes engagés dans le projet s’est soudé au long de la résidence, de belles collaborations spontanées sont venues enrichir les propositions artistiques: Androa Mindre Kolo (performeur), Widjo Wiyombo (marionettiste / performeur) et Kiripi Siku (photographe). De même, l’accompagnement technique de Jimmy Mutombo (vidéo) et Eric Okele (photo, régie technique, son) a permis une bonne documentation du projet.

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Le néolibéralisme et sa novlangue nous ont permis de créer un langage à nous huit. Nous avons crée deux actions artistiques se déroulant dans le quartier de Lingwala , utilisant comme mode opératoire la récupération et le détournement du lexique néolibéral.

La première intervention “Si football = néolibéralisme, alors...” s’inscrivait dans la coupe du monde de football et proposait d’ouvrir le dialogue, de donner l’envie et les moyens aux habitués de la place Comet de nous questionner à travers un diaporama et un ensemble de panneaux-questions avec lesquels nous circulions. Cette action nous a permis de nous approprier ce langage économique et de jalonner notre terrain d’interventions artistiques auprès du public local.

La deuxième action, plus conséquente, se déroulait sur deux journées, notre Etablissement néolibéré se déplaçait dans le quartier et s’arrêtait à des points phares pour déployer une série d’installations et de performances.

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